Cornelia Buttmann-Scholl

Shibori et teinture naturelle

Cornelia Buttmann-Scholl
Cornelia Buttmann-Scholl

À propos de moi

D’un naturel curieux et ouvert sur le monde depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours aimé créer, avec une attirance particulière pour les matières textiles et l’art du fil.
Je possède à la fois une formation en Beaux-Arts/ Couture sur mesure et un Master en traduction (je suis franco-allemande), ainsi que plusieurs années d’expérience professionnelle dans les deux domaines, ce qui me donne aujourd’hui une « double casquette » me permettant d’allier mon amour de la création textile et celui des langues et cultures.
Suite à plusieurs ateliers et stages en teinture naturelle et plus particulièrement lors d’une formation auprès de Jane Callender, auteure du livre Nui Shibori, je suis devenue « accro » au Shibori.

En 2023, j’ai été invitée au Japon par une grande chaîne de TV japonaise, afin de rencontrer des maîtres artisans du Musée du Shibori de Kyoto, et d’apprendre auprès d’eux, et je serai éternellement reconnaissante pour cette expérience bouleversante. Depuis lors, je suis retournée deux fois au Japon pour continuer à approfondir mes apprentissages et créer ou entretenir des liens avec des artisans dans diverses régions du Japon.

Les maîtres-artisans de Kyoto
La rencontre avec les maîtres artisans de Kyoto en 2023 : une expérience qui a changé ma vie

Animée par la volonté de préserver et de faire rayonner l’art textile fascinant qu’est le Shibori en France et en Europe, j’ai fondé la European Shibori Lovers Association (ESLA) en février 2025. À travers cette association, je souhaite créer des ponts entre les artisans japonais et les passionné-e-s d’ici, afin d’encourager la transmission et la valorisation de ce savoir-faire ancestral.

Logo Shibori ESLA
Logo en Shibori de la European Shibori Lovers Association – ESLA

Dans mon travail, je cherche à créer avec et dans le plus grand respect possible de la nature, en utilisant uniquement des teintures végétales, sous la forme de pigments ou de végétaux frais ou séchés que je transforme grâce à diverses techniques (feuilles frappées, teinture à froid ou à chaud). Traditionnellement, au Japon, le Shibori est surtout associé à la teinture à l’indigo (mais pas exclusivement !). Aussi, ces magnifiques teintes bleues sont prédominantes dans mes créations. Je m’inspire des techniques japonaises traditionnelles, mais j’aime laisser libre cours à mon imagination et créer, dans une démarche presque méditative, des motifs et des tableaux selon mes envies et inspirations du moment.
J’utilise exclusivement des tissus naturels, respectueux de l’environnement, de préférence fabriqués en France (lin, laine) ou au Japon (coton).

À propos du Shibori

Le Shibori est une technique ancestrale japonaise de teinture par réserve qui remonte au VIIème siècle. On la retrouve aussi sous des formes similaires p. ex. en Inde, où elle est appelée tie-and-dye, en Afrique et dans d’autres parties du monde. Pour obtenir les motifs, le tissu est comprimé en des endroits précis par des techniques de pliage, nouage, ligature, serrage entre des plaques de bois (ou autre) serrées par des pinces ou encore couture et broderie, qui créent ce que l’on appelle des « réserves », à savoir des endroits sur le tissu qui seront tellement serrés que la teinture ne pourra pas y pénétrer, ou alors seulement partiellement. Il est possible de combiner différentes techniques, ce qui ouvre un champ des possibles illimité – et chaque pièce est unique.
Une fois que l’on a créé les réserves, on procède à la teinture, généralement à l’indigo.

Shibori avant teinture
Un Shibori avant la teinture

À propos de la teinture à l’indigo

Pour la teinture à l’indigo, on procède par trempages successifs dans la cuve d’indigo, en respectant des temps d’oxydation entre les trempages. Pour comprendre la magie de l’indigo, voici un peu de chimie : le pigment, de son nom savant « leuco-indigo », qui correspond à l’indoxyle contenu dans la plante et qui est présent dans la cuve sous une forme réduite, est de couleur verte, tout comme le tissu au moment où on le sort de la cuve. Ce n’est qu’au contact de l’oxygène contenu dans l’air que l’indoxyle se transforme en indigotine et révèle la magnifique couleur bleu indigo. Au fur et à mesure des trempages (jusqu’à 15 en ce qui me concerne), on obtient des bleus de plus en plus foncés. Une fois que l’on est parvenu à la couleur souhaitée, on rince la pièce, on la plonge dans de l’eau additionnée de vinaigre blanc, on rerince, puis vient le grand moment émouvant de l’ouverture du Shibori. On enlève les réserves, on découd les fils, on déplie… et on s’émerveille…

S’ensuivent alors encore diverses étapes de finition pour bien fixer la couleur et faire en sorte que l’oeuvre ne jaunisse pas et reste belle pendant très longtemps, mais je vous les épargne ici ! 😉
Vous l’aurez compris, c’est un travail de longue haleine qui demande beaucoup de patience, une certaine maîtrise, mais aussi une bonne dose de lâcher-prise et d’acceptation, car le Shibori est plein de surprises – mais surtout une vraie source de bonheur !

Cuve d'indigo
Surface d’une cuve d'indigo
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